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Actrice Chanteuse

Actrice & Chanteuse

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Bonjour ! A vous qui vous apprêtez à lire ce texte : Bravo pour votre motivation et surtout, merci pour votre intérêt ! Puisque vous souhaitez en savoir plus sur moi, allons-y…

Je suis née à Lille un 19 Juin (à noter dans votre agenda) au sein d’une famille qui pratique des activités artistiques diverses et variées (théâtre, musique, peinture, écriture,…), ce qui m’a donné la chance d’être très jeune plongée dans l’univers de la création et de l’art.

Je suis entrée à l’École de Musique et j’ai commencé à étudier le solfège et le violon dès l’âge de 6 ans, en parallèle de cours de danse classique à l’Académie de Danse Gilles Jacquemin. Dès que j’ai su lire, on se donnait la réplique avec ma mère dans nombre de pièces de théâtre différentes, du théâtre classique au théâtre contemporain. J’adorais ça et je pouvais y passer des heures, éclatant de rire à chaque changement de voix et d’intonation pour interpréter un personnage !

A l’âge de 12 ans, je commence l’étude du piano et à 14 ans, j’entre au Conservatoire d’Art Dramatique de Roubaix, année où je commence également à expérimenter le domaine de la voix. C’est celle de Lauryn Hill qui me donne l’envie de chanter, avec son 1er album solo, The Miseducation of Lauryn Hill. Je passe des heures enfermée dans ma chambre à essayer de reproduire les notes les plus difficiles, tout en me disant que je n’ai probablement pas une voix “entendable” et que mes expérimentations feraient mieux de rester entre ces quatre murs. J’apprends tous les morceaux du film Sister Act II et celui du générique du film Titanic. En pleine admiration devant ce long-métrage, je rentre dans une période mono-maniaque durant laquelle je me mets à en réécrire tous les dialogues. Je finis sagement par abandonner cette mission démesurée. J’écoute David Bowie, John Lennon, les Pink Floyd, Alain Souchon, Laurent Voulzy et de la musique noire-américaine, du gospel, du blues, du jazz, la soul d’Aretha Franklin. Je regarde en boucle le spectacle Ils s’aiment de Michèle Laroque et Pierre Palmade et A s’baraque et en ch’ti de Dany Boon.

Je m’essaye aussi au dessin, à la fabrication de maquettes. Enfant, j’ai très souvent fabriqué mes jouets. Je me souviens avoir dessiné le plan de ma future maison en escargot (je réalise aujourd’hui le budget de dingue qu’il faudrait pour que cette maison et ses meubles sur-mesure existent…) et avoir fabriqué un écran de télévision en carton derrière lequel je jouais la miss météo, annonçant des températures exceptionnelles à Lille et lamentables à Marseille (vengeance). C’est assez naturellement que j’entre au lycée dans une section spécialisée Arts Appliqués. J’y ai étudié l’histoire de l’art, le dessin académique et technique, le design, le stylisme, l’architecture, la photographie, l’illustration, la sculpture, … C’est une formation très riche et passionnante que je suis très heureuse d’avoir eu la chance de suivre et qui aujourd’hui me sert beaucoup. Elle m’a permis de former mon œil à la composition de l’image et à avoir un esprit artistique critique et perfectionniste. Durant ces années de lycée vouées aux arts visuels, je ne lâche pas mes amours pour le chant et le cinéma et je tourne dans quelques courts-métrages tout en continuant à tester mes capacités vocales, toujours à couvert.

A 17 ans, des rencontres et expériences m’offrent l’opportunité de devenir mannequin. Je déménage à Paris et j’entame sans prétention une carrière de mannequin, me présentant négligemment et par provocation aux castings en baggy et baskets. J’ai eu la chance de tomber sur un agent qui croyait beaucoup en moi et sans que je m’y attende, je me suis retrouvée à défiler et poser pour le luxe, la haute-couture et la mode dans le monde entier (entre autres pour Vogue (Milan), Givenchy, Comme des Garçons (Paris), Glamour (Barcelone)…). C’est un métier particulier qui m’a offert très tôt, par les déplacements à l’international qu’il induit, la possibilité d’être très indépendante, autonome, de gérer une carrière et une image. J’ai grandi très vite, ai appris beaucoup de choses, ai rencontré des prédateurs à qui j’ai su échapper tant bien que mal et des personnes exceptionnellement douées et créatives. Mais au bout de 6 ans à temps plein et de plus en plus souvent éloignée de mes proches, je commençais à me lasser, à avoir la sensation de n’être qu’un porte-manteau, seule à l’étranger, sans accroche, sans vie hors de ce métier. J’avais besoin de me sentir utile, de faire du bien autour de moi, de dire des choses, de transmettre des émotions… d’évoluer vers plus de profondeur dans mon quotidien professionnel.

C’est dans cet état d’esprit que je quitte Paris afin d’échapper aux castings qu’on continuait à me proposer (au grand dam de mon agent et ami) et je retourne vivre dans le Nord. Je me réinscris au Conservatoire d’Art Dramatique et je travaille comme animatrice pour enfants pour financer mes cours. A peine quelques mois après ce retour à Lille, je décroche le rôle chanté et joué d’Emilie, poupée espiègle du spectacle musical pour enfants Les Jouets Magiques, mis en scène par Ulrich Vanacker, aux côtés de Grégory Deck en pantin naïf et enfantin. Pour la première fois, je chante devant du public et je m’entends dire que j’ai une belle voix, que je suis émouvante, que je chante bien. J’ai tourné dans le Nord-Pas-de-Calais et la région parisienne pendant 5 ans avec ce spectacle, ce qui m’a définitivement fait sortir de mon “bunker” vocal. Je rencontre le magicien Jean-Frédéric Dubled avec qui je noue une chouette amitié. Il m’a formée à l’ensemble des tours de grande illusion qu’il présentait en spectacle et nous avons joué ensemble durant 4 ans. Le monde de la magie m’a apporté beaucoup de fantaisie, de poésie et de technique d’illusion scénique. Un beau cadeau, merci Jean-Fred ! Un an après mon retour à Lille, je décroche aussi le rôle de Mab Humaine dans mon premier long-métrage, Hors du Temps, réalisé par Jean-Teddy Filipe pour Arte. Je me produis également en concerts comme chanteuse leader ou encore choriste dans plusieurs groupes de funk et de soul.

Afin de mieux comprendre le fonctionnement de la voix, je décide de prendre des cours de chant. J’ai toujours adoré apprendre un art en suivant son évolution chronologique. C’est assez naturellement que je me suis dirigée vers les cours de Chant Lyrique et l’Atelier d’Art Lyrique du Conservatoire de Musique de Roubaix. Pour la petite histoire (et puisque je sens que mon récit vous passionne), j’avais rencontré le professeur de chant avant d’envisager passer le concours d’entrée du Conservatoire. Le professeur me donna la date d’audition et, oh ! malheur, oh ! désespoir, j’avais prévu un voyage en Égypte au moment où les auditions avaient lieu, les billets étaient non-échangeables-non-remboursables, tout était organisé. Il n’y avait que 3 places libres pour environ 50 candidatures à ces cours. J’ai abandonné l’idée de suivre ces cours cette année-là. Quelle ne fût pas ma surprise lorsqu’en rentrant d’Égypte, je reçu un appel du professeur de chant ! Il me proposait d’intégrer ses cours et l’Atelier d’Art Lyrique, sans avoir passé le concours d’entrée ! Un vrai shoot de confiance en soi ! J’ai donc pu aller en Égypte (plonger dans la Mer Rouge, tout ça, tout ça) ET suivre ces cours et ces ateliers (le beurre et l’argent du beurre, quoi – si vous voulez un coaching n’hésitez pas).

L’année suivante, je me dis que l’endroit idéal pour poursuivre dans l’acting et le chant, c’est tout de même Paris. Je m’inscris au Conservatoire Hector Berlioz (Paris X) pour compléter mon cursus musical en participant à l’Atelier de musique de chambre et aux cours de déchiffrage. Au départ, je fais des allers-retours entre Paris et Lille puis je finis par retourner vivre à Paris. Je tombe en amour pour le courant vériste et les opéras de Verdi et Puccini, notamment La Traviata, Aïda, Turandot, Madame Butterfly, Manon Lescaut, La Bohème, …

Mon retour à Paris me permet de tourner dans plusieurs courts-métrages, séries et publicités pour lesquels on me confie des rôles (Julie Lescaut, Un Flic, Les Petits Meurtres d’Agatha Christie, …) et je collabore sur plusieurs projets théâtraux de la Compagnie L’Eléphant dans le Boa (notamment la pièce Louise de Bettignies en 2011, dans laquelle j’interprète le rôle de Helena, cruelle agent de la Waffen SS, en pleine 2nde guerre mondiale – j’adore jouer les badass). Je me souviens m’être teint les cheveux en blond pour ce rôle. S’il faut le refaire pour un autre rôle, je le referai parce-que je n’ai aucune limite pour entrer dans un personnage, mais entre nous… Le châtain me va mieux. Et puis après c’est moi qui doit vivre avec, si vous voyez ce que je veux dire…

Lors des workshops de Pantomime et de Commedia dell’arte organisés par mon Conservatoire, je rencontre Adriano Sinivia. On a des visions artistiques proches et il m’apprendra l’art de la mise en scène. Il me confie la gestion de sa Compagnie Théâtre Mouvement Musique (T2M) et je deviens sa Collaboratrice Artistique, Assistante à la mise en scène et Scénographe pour ses productions à l’Opéra de Lausanne. Des expériences d’une richesse incroyables et l’occasion d’utiliser mes compétences acquises en Arts Appliqués !

Début 2013, je joue et chante le rôle d’Astrid dans Soleil de Guerre, écrit, composé et mis en scène par Jean-Louis Bachelet pour sa compagnie Anser Fabilis au Théâtre de la Comédie Saint-Michel à Paris. A la même période, je rencontre Jean-Pierre Blivet, avec lequel je perfectionne ma technique vocale à l’Institut Supérieur Européen de la Voix ainsi que lors de ses Masterclass durant 7 ans. Je fais de la technique lyrique ma véritable base en chant, mon socle. Grâce à ce professeur de chant, j’ai acquis de véritables amplitude, solidité et souplesse vocales. Je continue toujours aujourd’hui à faire des vocalises lyriques et à prendre des cours avec mon professeur pour faire quelques “contrôles techniques”, même si je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de pratiquer le lyrique professionnellement.

J’ai tout de même donné quelques récitals lyriques, Massenet au Théâtre Louis Richard de Roubaix, Stabat Mater de Pergolèse (une œuvre sublime !) à l’Église Saint-Ambroise de Paris et Georg Friedrich Haendel à Clichy (non moins sublime).

De 2012 à 2017, je suis dirigée par le metteur en scène Jean-Claude Cotillard pour ses spectacles de divertissements, dans lesquels je tiens les rôles principaux féminins : Magic Horror Show en 2012 et 2013, Révérence en 2013 et 2014 (j’y présente et commente un spectacle aquatique de dauphins – ce qui me permet d’ailleurs d’approcher et de nouer des liens exceptionnels avec ces magnifiques animaux) Gaulois-Romain : Le Match ! en 2015, 2016 et 2017 (dans lequel j’interprète une diva-star capricieuse, caractérielle et cruelle – badass, je vous dis !) et Hallucino-Jane, personnage étrange steam-punk un peu maso dans un spectacle de magie en 2016.

Après avoir tourné il y a longtemps avec le jeune réalisateur Tanguy Pochoy, il écrit un rôle pour moi dans son très beau court-métrage intitulé Adieu, d’Alfred de Musset. Il est visible dans la section Vidéo de ce site.

Je collabore à partir de 2016 avec la Compagnie Théâtre de l’Impossible, pour laquelle je chante dans deux de ses productions : Frères Humains, Sœurs en Humanité (au Grand Auditorium de la Bibliothèque Nationale Française François Mitterrand) et Louise Michel. Des spectacles riches en culture, en humanisme, en révolte et dénonciation. De temps en temps, ça fait du bien de dire ce qu’on pense, non ? J’y interprète notamment un morceau féministe croustillant que j’aime beaucoup : Julie, de Mouloudji.

C’est également en 2016 que j’écris, joue et chante mon propre spectacle : Cabaret, A Story of Love. J’y interprète une jeune femme artiste et amoureuse qui préférera sa passion pour le chant à celle pour son fiancé. Je joue la première au Théâtre des Maréchaux de la ville d’Avallon en mars 2016 et j’y remporte un franc-succès de la part du public et du journal quotidien l’Yonne Républicaine. La journaliste Emilie Voillot y écrit :

[…] l’artiste a fait montre de ses qualités de chanteuse, d’interprète et de metteur en scène. […] Sans micro, chose rare dans le registre choisi du cabaret, Lucie Fabry a joué, avec brio et fantaisie, le rôle d’une splendide jeune femme […]” Shoot de confiance en soi, encore merci Emilie !

Amoureuse du jazz, je participe régulièrement aux jam-sessions jazz de Paris pendant 2 ans puis je m’en éloigne pour trouver ma pâte et mon style et donner des concerts avec les groupes dans lesquels je suis invitée ou dans ceux que je monte (on n’est jamais mieux servi que par soi-même) ; Café Universel, Jazz Club Maxime Saury, festival Jazz en Ville de Saint Maur les Fossés, etc… D’ailleurs, de janvier à juin 2021, je donnerai une fois par mois un concert suivi d’une jamsession (animée par myself), accompagnée du sublime Trio CQD au Café Universel. L’occasion de s’y rencontrer ?

En mars 2017, j’intègre la troupe de chez Maxim’s, produite par Pierre Cardin et dirigée par Gérard Chambre. Voilà que je me retrouve à jouer et chanter sur la mythique scène art nouveau de chez Maxim’s chaque lundi soir dans Parlez-moi d’amour… Au lit !, spectacle dont la première voit le jour au Festival de Lacoste, produit par Pierre Cardin, puis au Festival d’Auribeau-Sur-Siagne, en Juillet 2017. En Juillet 2018, le nouveau spectacle de la troupe, Un Italien à Paris, voit également le jour sous les auspices de Pierre Cardin au Festival de Lacoste. Dans ces spectacles de music-hall, je chante, joue et interprète divers personnages aux côtés d’une bande d’artistes complètement dingues accompagnée au piano par Marion Villaneau. C’est un joyeux bazar bien organisé et rafraîchissant, rempli de bonne humeur dont on sort systématiquement avec le sourire. Je n’oublierai jamais le nombre de “Merci !” reçus à la fin du spectacle !

Pour Un Italien à Paris, je reçois les honneurs du prestigieux magazine de comédie musicale Musical Avenue, dans lequel la journaliste Edmée Martin écrit en gras :

Mention spéciale à Lucie Fabry qui sort du lot tant sur jeu que les prestations vocales.” Shoot de confiance en soi, merci Edmée !

J’ai eu l’immense chance d’incarner le rôle d’Aldonza, que Don Quichotte appelle sa « Dulcinea », dans Don Quichotte Flamenco au mythique et impressionnant Théâtre Romain de Fréjus en Juillet 2017. Ce spectacle a ensuite été joué au Théâtre du Gymnase (Paris) en Mai/Juin 2018, dans la cour du château de la Tour d’Aigues à l’occasion du Festival Cultures Complices et à l’Hippodrome Roberty (Avignon) en Juillet 2018. Ça a été l’occasion de prendre des cours de danse flamenco avec la belle Lori La Arménia et de découvrir ce monde avec l’incroyable troupe du chanteur gitan Tchoune, les Tchanelas. De magnifiques moments partagés sur scène et dans les coulisses avec ces surdoués et passionnés du flamenco.

Bien que je ne donne pas vraiment de cours de chant, le hasard m’a fait rencontrer la comédienne Cyrielle Clair et notre bonne entente l’a amenée à me demander de bien vouloir la coacher vocalement pour son spectacle Marlène is Back ! (Miami, FL et Las Vegas, NV), produit par Pierre Cardin. Ce qui m’a donné la chance d’un petit tour aux États-Unis.

En 2019, pour réaliser mon rêve d’adolescente de vivre dans le film Sister Act II avec Lauryn Hill, je passe les auditions et suis retenue pour chanter lors de la tournée World Tour 2019 du chœur Gospel pour 100 Voix. Nous avons chanté dans les plus grandes salles, dont le Palais des Sports Accor Arena de Paris Bercy et les Zéniths des plus grandes villes d’Europe. Je me souviendrai, je crois, toute ma vie des heures et des heures et des heures et des heures et des heures… de voyage pour chanter de ville en ville dans un bus rempli de 80 chanteuses et chanteurs de gospel et de danseurs tous plus allumés les uns que les autres et des interminables parties de Loup-garous de Thiercelieu pour faire passer le temps. Il me restera une déception : Lauryn Hill n’était pas là (j’ai pas compris).

2020 est une année un peu bizarre avec cette épidémie de coronavirus, mais ça ne m’empêche pas d’avoir plusieurs projets dans la tête et de continuer à battre le fer. Le confinement m’a donné l’occasion d’écrire un spectacle musical à partir du jazz vocal de Boris Vian, pour lequel l’acteur Laurent Gamelon, à la voix si suave, est prêt à me suivre. Je cherche un metteur en scène-auteur et une production pour que ce projet voie le jour. J’ai suivi en juillet un workshop de technique Actors Studio de trois semaines avec l’exceptionnel Robert Castle de l’International Theatre New York, un pur bonheur. J’ai tourné dans la nouvelle série documentaire historique de France 3 Les Frances de l’Histoire, dans le rôle de la Mère de Vercingétorix (quand il avait 12 ans, hein !). La diffusion aura lieu à l’automne. Ma collaboration avec le talentueux Trio CQD se confirme et nous avons de plus en plus de dates prévues pour 2021, avec des propositions de jouer dans des festivals. Ma rencontre récente avec l’acteur Michel Albertini nous amène à travailler sur son projet d’album avec l’immense envie de jouer ensemble au théâtre (quand le coronavirus voudra bien nous lâcher les baskets). J’entame une formation de doublage au Studio Capitale, je sens que je vais encore apprendre plein de choses ! Bref, plein d’idées, d’envies en tête, le coronavirus n’a qu’à bien se tenir !

A vous qui avez lu jusque-là, vraiment, je vous admire. N’hésitez pas à m’envoyer un petit message via le formulaire de contact, j’aime beaucoup en recevoir et y répondre ! A très bientôt, ici, sur les réseaux sociaux ou ailleurs !

Lucie.