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Actrice Chanteuse

Actrice & Chanteuse

PARCOURS

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Bonjour ! A vous qui vous apprêtez à lire ce texte : Bravo pour votre curiosité – et merci pour votre intérêt. Puisque vous souhaitez en savoir plus sur moi, allons-y…

Je suis née à Lille un 19 juin (date que vous pouvez noter dans votre agenda — on ne sait jamais !) au sein d’une famille tournée vers de nombreuses pratiques artistiques : théâtre, musique, peinture, écriture… J’ai ainsi grandi dans un environnement où la création faisait naturellement partie du quotidien.

Mon lien aux animaux remonte à l’enfance. À l’école maternelle, fascinée par une portée de chatons née dans un renfoncement du mur de la cour de récréation, je suppliai ma mère d’en adopter un. Elle refusa catégoriquement à plusieurs reprise puis un jour, bien plus tard, en rentrant à la maison, je découvris Barbarella, une magnifique chatte croisée siamoise — farouche, insaisissable — avec laquelle je ne parvins jamais à créer le lien que j’espérais. Cette frustration fut sans doute ma première leçon de relation.

Plus tard arriva Diabolo, un lapin blanc aux yeux cerclés de noir, que j’entraînai à d’improbables concours de saut imaginaires — allant jusqu’à lui fabriquer un trophée en plâtre, peint en doré.

Avec le recul, je crois que tout était déjà là : le désir d’entrer en relation, d’inventer des mondes et de dialoguer avec le vivant.


Je suis entrée à l’École de Musique et ai commencé l’étude du solfège et du violon dès l’âge de six ans, en parallèle de cours de danse classique à l’Académie de Danse Gilles Jacquemin. Dès que j’ai su lire, ma mère et moi nous donnions la réplique dans de nombreuses pièces, du répertoire classique au contemporain. J’y prenais un plaisir immense et pouvais y passer des heures, riant à chaque changement de voix ou d’intonation pour faire vivre un personnage.

Depuis toute petite, chaque vacance scolaire était rythmée par des stages d’équitation. J’aime les chevaux — leur regard presque imperceptible, leur mystère, cette présence silencieuse.

Vers onze ans, je comprends que la danse classique répond davantage à un rêve d’enfance de ma mère qu’au mien. Cette discipline m’a pourtant beaucoup apporté — présence scénique, conscience du corps, rapport à l’espace et au mouvement. Je la supplie d’arrêter et lui demande de m’inscrire au centre équestre situé au bout de ma rue. Elle trouvait les pointes plus jolies que les bottes… mais elle accepte pourtant et c’est auprès des chevaux que j’étais la plus heureuse.


À douze ans, je débute le piano ; à quatorze ans, j’intègre le Conservatoire d’Art Dramatique de Roubaix — une année où je commence également à explorer ma voix. C’est celle de Lauryn Hill qui me donne l’envie de chanter, avec son premier album solo, The Miseducation of Lauryn Hill. Je passe alors des heures dans ma chambre à tenter d’atteindre les notes les plus exigeantes, dans un laboratoire musical très personnel.
J’apprends tous les morceaux du film Sister Act 2: Back in the Habit ainsi que la chanson du générique de Titanic. Fascinée par ce long-métrage, je traverse même une période presque mono-maniaque durant laquelle je me mets à en écrire les dialogues réplique après réplique — entreprise joyeusement démesurée que je finis par abandonner.


J’écoute David Bowie, John Lennon, Pink Floyd, Alain Souchon, Laurent Voulzy, ainsi que le gospel, le blues, le jazz et la soul d’Aretha Franklin. Je regarde en boucle le spectacle Ils s’aiment de Michèle Laroque et Pierre Palmade, ainsi que A s’baraque et in ch’ti de Dany Boon.
Je m’essaie aussi au dessin et à la fabrication de maquettes. Enfant, j’ai souvent inventé mes propres jouets : je me revois dessinant le plan d’une future maison en forme d’escargot — projet dont je mesure aujourd’hui le budget probablement vertigineux — ou construisant un écran de télévision en carton derrière lequel je jouais la miss météo, annonçant des températures exceptionnelles à Lille et lamentables à Marseille (vengeance).


C’est assez naturellement que j’entre au lycée dans une section spécialisée en Arts Appliqués. J’y étudie l’histoire de l’art, le dessin académique et technique, le design, le stylisme, l’architecture, la photographie, l’illustration et la sculpture. Une formation riche, structurante, qui me sert encore aujourd’hui : elle a notamment formé mon regard sur la composition de l’image et développé un sens artistique exigeant. Durant ces années consacrées aux arts visuels, je reste profondément attachée au chant et au cinéma ; je tourne dans quelques courts-métrages tout en continuant à explorer mes capacités vocales.


À dix-sept ans, sur un pari stupide avec une amie, nous nous inscrivons à l’élection de Miss Vallée de la Lys. Je la remporte et me voilà couronnée pour un an, à inaugurer des lieux, remettre des prix, célébrer des événements. D’une blague d’adolescentes, me voilà avec l’opportunité de faire des rencontres qui m’ont ouvert les portes du mannequinat. Je vais à Paris pour 3 semaines d’abord, et débute cette activité avec curiosité, me présentant parfois aux castings en baggy et baskets. Un agent croit en moi et, sans que je l’aie véritablement anticipé, je déménage à Paris et me retrouve à défiler et poser pour la mode, le luxe et la haute couture à l’international — notamment pour Vogue (Milan), Givenchy, Comme des Garçons ou encore Glamour (Barcelone).


Ce métier singulier m’offre très tôt une grande autonomie : voyager seule, gérer une carrière, comprendre les enjeux d’une image. J’y apprends énormément, grandis vite, croise des personnalités remarquablement créatives — et d’autres dont je préfère m’éloigner.

En déménageant à Paris pour le mannequinat, je tente de poursuivre l’équitation dans les clubs parisiens. L’expérience durera deux ans avant que je ne m’y résolve : je n’y retrouve pas ce lien si particulier qui m’avait tant marquée enfant. Quelque chose d’essentiel me semble absent. Je préfère alors m’arrêter, dans l’attente de pouvoir renouer un jour avec cette relation.


Après six années à temps plein, souvent loin des miens, une autre envie s’impose pourtant : celle de me sentir utile, de dire quelque chose, de transmettre des émotions et de chercher davantage de profondeur dans mon engagement artistique.


C’est dans cet état d’esprit que je quitte Paris afin d’échapper aux castings que l’on continuait à me proposer — au grand dam de mon agent, devenu un ami — et que je retourne vivre dans le Nord. Je me réinscris au Conservatoire d’Art Dramatique et travaille comme animatrice pour enfants afin de financer mes cours.


Un an après mon retour à Lille, je décroche le rôle de Mab dans mon premier long-métrage, Hors du Temps, réalisé par Jean-Teddy Filipe pour Arte — une première expérience au cinéma particulièrement formatrice.


Quelques mois plus tard, je suis choisie pour le rôle chanté et joué d’Émilie dans le spectacle musical Les Jouets Magiques. Pour la première fois, je chante devant un public et découvre le plaisir très particulier de faire naître une émotion en direct. Je tourne pendant cinq ans avec ce spectacle — une expérience fondatrice qui me fait définitivement sortir de mon “bunker” vocal.


Pendant cette période, mon quotidien se partage entre Lille et Paris : je multiplie les allers-retours pour suivre ma formation au Conservatoire Hector Berlioz tout en poursuivant mes engagements artistiques. Ce rythme exigeant s’impose alors comme une évidence.


Je me découvre une véritable passion pour les opéras de Giuseppe Verdi et Giacomo Puccini — notamment La Traviata, Aida, Turandot, Madama Butterfly et La Bohème.


Cette période me permet également de tourner dans plusieurs courts-métrages, séries et publicités — notamment Julie Lescaut et Les Petits Meurtres d’Agatha Christie — et de collaborer avec la Compagnie L’Éléphant dans le Boa. J’y interprète Helena, agent de la Waffen-SS : un rôle intense que j’aborde avec un réel plaisir de composition.


Lors de workshops de pantomime et de commedia dell’arte, je rencontre Adriano Sinivia, qui m’initie à la mise en scène et me confie ensuite des responsabilités artistiques pour ses productions à l’Opéra de Lausanne, Opéra de Vichy, Opéra de Montecarlo, … — des expériences d’une richesse remarquable. Je garderai toujours en mémoire la folie qui nous animait lors de la création de L’Elisir d’Amore e Donizetti… Un pur régal de fantaisie et d’humour.


Début 2013, je joue et chante le rôle d’Astrid dans Soleil de Guerre au Théâtre de la Comédie Saint-Michel à Paris.


Je perfectionne également ma technique vocale pendant neuf ans auprès de Jean-Pierre Blivet. Le lyrique devient mon socle : amplitude, solidité et souplesse. Aujourd’hui encore, je continue cet entraînement avec exigence.
De 2012 à 2017, je tiens les rôles principaux féminins dans plusieurs spectacles dirigés par Jean-Claude Cotillard — autant d’univers qui nourrissent mon goût pour la transformation et les personnages de caractère.

Durant cinq années passées à présenter le spectacle du delphinarium de Plailly — aujourd’hui fermé — je découvre le clicker training et les mécanismes d’apprentissage animal aux côtés des soigneurs et des éthologues. Cette approche du comportement, fondée sur l’écoute et la précision, nourrit encore aujourd’hui ma manière d’entrer en relation avec le vivant — sur scène comme ailleurs.


Je mets à profit mon apprentissage de la technique du clicker training sur mon chat et… cela fonctionne, transformant peu à peu sa peur des visiteurs en curiosité — une preuve supplémentaire que la relation se construit avec patience.


Amoureuse du jazz, je participe pendant deux ans aux jam-sessions parisiennes avant d’affirmer progressivement mon propre style et de donner des concerts avec les groupes auxquels je prends part ou que je fonde.


En mars 2017, j’intègre la troupe de Maxim’s, produite par Pierre Cardin. Je joue et chante sur cette scène mythique dans plusieurs spectacles de music-hall. Pour Un Italien à Paris, le magazine Musical Avenue écrit :
« Mention spéciale à Lucie Fabry qui sort du lot tant sur le jeu que les prestations vocales. »


J’incarne également Aldonza dans Don Quichotte Flamenco, présenté notamment au Théâtre romain de Fréjus puis au Théâtre du Gymnase Marie-Bell.


En 2019, je rejoins la tournée internationale du chœur Gospel pour 100 Voix et chante dans de grandes salles européennes, dont l’Accor Arena.


Les années 2020 et 2021, marquées par l’épidémie de Covid-19, ralentissent le spectacle vivant mais nourrissent aussi de nouveaux élans.
Le confinement me trouve dans la campagne nivernaise, où je me perfectionne en course à pied jusqu’à accomplir mon premier semi-marathon en solo. Ces longues heures d’entraînement me plongent dans l’univers de Boris Vian et font naître l’idée d’un spectacle musical construit exclusivement à partir de ses chansons. De retour à Paris, je rencontre son ayant droit, séduit par le projet, qui m’en cède les droits. L’acteur Laurent Gamelon se montre également prêt à s’associer à cette aventure. Le projet poursuit aujourd’hui sa maturation.

Pendant la crise du Covid, je vois mon agenda artistique se vider progressivement, jusqu’à ne plus contenir aucune date. Face à ce silence soudain, une évidence s’impose : j’avais tout investi dans le chant et le théâtre — ma formation comme mon activité — et, du jour au lendemain, tout s’arrêtait.

En novembre 2020, à l’issue du second confinement, je décide de reprendre l’équitation. Comme un retour à quelque chose d’essentiel.

Deux mois plus tard, en janvier 2021, un nom apparaît dans mes suggestions de contacts : Thierry Lhermitte, que j’avais croisé quelques années auparavant lors d’un dîner après une première théâtrale. Huit mois plus tôt, j’avais été profondément marquée par son seul-en-scène Fleurs de Soleil. Je saisis cette occasion pour lui écrire et lui dire combien ce spectacle m’avait touchée.

Il me répond. La conversation s’engage, et au détour d’un message, il évoque simplement : « cheval ».

Hasard troublant — ou signe discret — cette correspondance marque le début d’une rencontre déterminante. Thierry me forme à l’équitation éthologique et me fait découvrir l’équitation de travail – discipline de dressage dédiée au travail agricole, au tri et à la direction du bétail et qui mêle culture, tradition, ainsi que performance artistique et sportive.


Je profite aussi de cette période pour me former au doublage et achève une formation au Studio Capitale. Explorer les possibilités infinies de la voix est un terrain de jeu passionnant que je souhaite désormais mettre pleinement au service de films et de séries.


Je tourne pour France 3 dans la série Les Frances de l’Histoire, participe à plusieurs courts-métrages, et enregistre la maquette de mon premier album jazz.


J’ai également la joie de participer à une lecture de Fleurs de Soleil aux côtés de Thierry Lhermitte lors du Festival des Mots à Valberg,.


Je crée le personnage satirique Kelly Sans Filtre. Trois mois plus tard, mon personnage apparaît dans Le Nouveau Jouet de James Huth, aux côtés de Jamel Debbouze et Daniel Auteuil (sortie : 19 octobre 2022 — AlloCiné).

A l’affiche du théâtre Le Mélo d’Amélie dans Venise sous la neige, où j’incarne le délectable rôle de Patricia qui me permet d’explorer toute l’étendue de mon jeu, j’ai le plaisir de rencontrer son auteur : Gilles Dyrek. Je noue assez immédiatement une amitié avec lui et lui présente Kelly… Qu’il adore.

Côté équitation, je me forme au dressage auprès de grands maîtres, en France comme au Portugal, parmi lesquels Lucien Gruss, Gonçalo Távora Correia et Hervé Maurel.

La saison 2025 d’Equitation de Travail a marqué une étape majeure : je remporte cinq médailles d’or, quatre d’argent et trois de bronze au niveau national, et deviens notamment Championne Régionale Île-de-France et Vice-Championne Nationale en catégorie Préliminaires (~ Amateur 3), ainsi que Vice-Championne Régionale et Médaillée de bronze nationale en catégorie Confirmés (~ Amateur 1).

Aujourd’hui, je concours en équitation de travail, en catégorie Master.

Je fonde Faber Lux, ma marque de fabrique pour porter mes projets artistiques et sa branche Equestra, dédiée aux chevaux.

D’autre part, je suis en pleine écriture du spectacle de Kelly Sans Filtre aux côtés de Gilles Dyrek, avec le soutien précieux de Thierry Lhermitte. Les réseaux sociaux du personnage rassemblent à ce jour près de 90 000 abonnés — une communauté en constante évolution qui accompagne cette aventure artistique singulière.


Si vous avez lu jusqu’ici, merci pour votre attention. N’hésitez pas à m’envoyer un message via le formulaire de contact — je prends toujours plaisir à vous lire et, autant que possible, à vous répondre.


À très bientôt — ici, au théâtre, sur les réseaux sociaux ou ailleurs.
Lucie.